cross mark
bien bien-white vieillir à ma manière

Découvrez des articles et des conseils sur mesure !

-

Répondez à 4 questions, et nous vous proposerons des contenus adaptés à vos besoins et vos attentes...

A- A+

Témoignages

Le tchat « Comment entretenir sa mémoire »

Une question qui intéresse de nombreux internautes du site pourbienvieillir.fr. Pour preuve les échanges très riches du tchat « Comment entretenir sa mémoire » qui a eu lieu le 27 avril 2017. Catherine Bergeret-Amselek a répondu en direct aux internautes en insistant sur le fait que le renforcement des liens intergénérationnels nous permet d’entretenir notre mémoire : continuer d’apprendre, s’actualiser, partager, transmettre, s’étonner.

Présidente et coordinatrice de la Cause des aînés depuis 1999, Catherine Bergeret-Amselek est l’auteur de nombreux ouvrages et a participé à plusieurs ouvrages collectifs consacrés à l’avancée en âge.

Pour suivre notre actualité et recevoir des conseils pour bien vivre votre retraite, abonnez-vous à notre page Facebook : https://www.facebook.com/pourbienvieillir Ou apportez votre témoignage en suivant ce lien.

Faire travailler sa mémoire

Pillard : Bonjour, quels sont les exercices à faire au quotidien afin de préserver sa mémoire ?

Mme Bergeret-Amselek : Tous les exercices de mémoire qui font travailler nos neurones ! Les jeux, en solo, de société ou en association, la lecture bien sûr et aussi les sorties surtout quand on les partage avec des amis. Découvrez d’autres suggestions en suivant le lien. 

Chrun : Quelles sont les méthodes à utiliser pour prévenir ou ralentir la perte de mémoire pour un senior retraité de 65 ans ? Merci

Mme Bergeret-Amselek : Le passage à la retraite est un moment important et nécessite qu’on pratique des activités qui vont maintenir la mémoire en action et plus elles sont variées mieux c’est. Sans oublier l’importance des liens avec les autres. Pour en savoir plus consultez la page « Continuer à apprendre ». 

Manou : Apprendre par cœur textes ou poésies améliore-t-il la mémoire?

Mme Bergeret-Amselek : Si l’on en croit la mémoire exemplaire de nos vieux acteurs, tels Michel Bouquet... Ah, voilà que j’ai un trou !... Disons Robert Hirsch... Oui, apprendre par cœur une tirade est exemplaire. « O rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »...

MAGRI : Quels sont les aliments et les exercices qui favorisent la mémoire ?

Mme Bergeret-Amselek : Toutes les « nourritures » affectives alimentent une personne à tous les âges de sa vie. Elles sont le moteur du bien-être, oserai-je dire du « bien naître », car la renaissance peut se présenter à tout âge, jusqu’au bout de la vie !

 

Quelles activités de loisirs stimulent la mémoire

Max : Apprendre la musique et jouer d’un instrument, est-ce bon pour la mémoire ?

Mme Bergeret-Amselek : Bien sûr que jouer ou écouter de la musique stimule la mémoire, car cela fait appel à la mémoire sensorielle, et c’est très important, car contrairement à ce qu’on croit, les mécanismes de la mémoire ne sont pas que dans le cerveau : ils résident dans le corps tout entier. Je dirais même presque que la mémoire est dans la peau !

Manou : Voyager est-il bon pour la mémoire?

Mme Bergeret-Amselek : Quand on en a les moyens et le goût, je dirais que voyager (et faire des excursions ou des randonnées) est un excellent médicament. Il n’est pas sur ordonnance, il n’est hélas pas remboursé par la Sécurité sociale, mais je vous le garantis : changer de cadre de vie peut faire renaître toutes les envies. Même les plus coquines !

Monique : Avoir des animaux, c’est bon pour la mémoire ? Qu’en pensez-vous?

Mme Bergeret-Amselek : Oui ! Vous me donnez l’occasion de vous dire une chose essentielle que nous n’avions pas abordée ce matin. La qualité de l’environnement, notamment se relier à la nature, aux plantes, aux fleurs, aux animaux, donne l’occasion de développer des interactions qui vont nous faire rebondir, à la fois sur nous-mêmes et sur les autres, qui vont nous restimuler l’érogénéité du corps tout entier, et donc le cerveau, le corps et le cœur.

Mémoire et lien affectif

Muriel : Je serais intéressée pour en savoir plus sur la notion de mémoire du corps.

Mme Bergeret-Amselek : C’est dans les tout premiers corps-à-corps mère/bébé que le tout petit, par la façon d’être porté, touché, caressé, par sa maman, encrypte dans son enveloppe corporelle l’histoire des générations. Plus tard, dans la vie, dans des moments forts, cette crypte de la mémoire du corps s’ouvre, et remonte à la surface des souvenirs datant du passé et des générations antérieures. C’est pourquoi, parfois, oublier peut être protecteur. Il y a toujours un bon moment pour se souvenir des événements.

Nouvelles technologies pour stimuler les neurones

B. Marcel : Bonjour Madame, je possède une tablette numérique sur laquelle j’ai téléchargé un certain nombre d’applications : mots croisés, anagrammes, calculs de mémoire, noms d’objets en photo à trouver et reconstituer d’après des syllabes éparpillées. Quelles sont les plus utiles et y en a-t-il d’autres ? Est-ce vraiment efficace si l’on pratique un peu tous les jours ? Je vous remercie.

Santé publique France : Les nouvelles technologies permettent effectivement de rester dans le mouvement de la vie. Découvrir de nouvelles choses, partager avec d’autres son expérience, notamment avec les jeunes générations.

Martine : Ma mère de 88 ans se plaint qu’elle doit tout noter pour ne pas oublier. Je lui ai suggéré de lui faire installer internet. Sa vue est bonne et elle a juste parfois un peu de raideur et de gonflements dans les pieds pour se déplacer. Est-ce une bonne idée ?

Santé publique France : En soi, l’idée n’est pas mauvaise, mais à condition de ne pas mettre votre mère en difficulté. Car l’utilisation d’Internet va demander une initiation, qui pourrait être l’occasion d’établir un lien intergénérationnel. Pourquoi ne pas faire appel à une association comme OLD’UP, qui envoie de jeunes étudiants au chevet des personnes âgées, pour les initier à tout ce qu’on peut faire sur Internet, entre autres ? Cet élément ludique et ce lien intergénérationnel pourront être fort bénéfiques pour elle.

Les bienfaits d’une alimentation équilibrée

P. Jacqueline : L’alimentation est-elle importante pour préserver sa mémoire ainsi que notre façon de vivre ?

Mme Bergeret-Amselek : L’alimentation équilibrée et variée a un impact favorable sur l’avancée en âge. Parce que cuisiner, faire ses courses, c’est faire appel à sa mémoire. Et partager un bon repas en famille, avec des amis, c’est autant d’occasions d’activer ses neurones !

Testez-vous en ligne pour composer des repas équilibrés.

A. Bernadette : Existe-t-il des compléments alimentaires pour la mémoire?

Mme Bergeret-Amselek : Nous ne pouvons pas répondre spécifiquement à cette question. Nous vous invitons à en discuter avec votre médecin qui pourra probablement vous donner ces informations. Par contre, une alimentation saine et équilibrée en quantité suffisante peut favoriser le maintien de la mémoire !

La pratique d’une activité physique

S. Guilaine : Est-ce qu’une activité sportive permet d’entretenir sa mémoire ? Si oui, quel sport est le plus favorable ?

Mme Bergeret-Amselek : Une activité sportive stimulante pour la mémoire, pourquoi pas ? Dans la mesure où l’activité sportive fait secréter des endomorphines et d’autres hormones sources de plaisir, et donc qui rendent optimiste ce qui est un énorme antidépresseur. Toutefois, faire du sport avec modération, car si on est un Tarzan du dimanche, le cœur risque d’en prendre un coup !

D. Roberte :Bonjour, j’ai 71 ans et j’aimerais savoir comment entretenir ma mémoire, et est-ce que le sport Pilates et le yoga que je pratique sont bénéfiques pour moi ? Merci

Mme Bergeret-Amselek : En oxygénant le cerveau, l’activité physique permet de le stimuler, renforçant ainsi la mémoire, et entretient nos fonctions cognitives. L’activité physique est une source de plaisir et de satisfaction qui développe la confiance en soi et contribue largement à notre bien-être et à notre qualité de vie.
Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous à la page « Entraînement physique et mémoire »

Les troubles de la mémoire

Lariviere : Bonjour Madame, depuis un certain temps j’oublie les noms. Si je pense à quelque chose, je l’oublie immédiatement, dans une conversation ça me bloque, car j’oublie souvent les noms ou les lieux. Est-ce normal? J’ai 73 ans. Merci.

Mme Bergeret-Amselek : Les troubles de mémoire constituent l’inquiétude la plus fréquente liée au vieillissement. Mais le fait de se plaindre de sa mémoire ne préjuge en rien de l’apparition d’une maladie neurodégénérative. En effet, ne pas se souvenir du nom de certaines personnes ou du code de sa carte bancaire, ne plus savoir où on a rangé ses clés ou garé sa voiture, peuvent n’être que des incidents bénins.

Découvrez ce qu’en dit le médecin

Giraudo : J’ai beaucoup de difficulté à me concentrer et à retenir. Je reprends des cours d’anglais et je me rends compte de ce problème. J’ai 66 ans, cela me préoccupe beaucoup.

Mme Bergeret-Amselek : Je trouve déjà fort courageux d’entreprendre et d’aller vers le nouveau. Pourquoi pas des cours d’anglais ? C’est l’occasion, après 60 ans, de réaliser des rêves de jeunesse qu’on n’a jamais pu, faute d’occasion, commencer. S’initier à de nouvelles pratiques, à de nouveaux domaines, ne peut être que curatif et bénéfique. Cela dit, dans notre environnement sociétal actuel, tout le monde est fatigué et a du mal à se concentrer, pas seulement quand on vieillit. Il ne faut donc pas dramatiser ce genre de symptôme.

K. Irène : Quelles sont les origines d’une perte de mémoire ou d’oublis un peu plus fréquents que d’habitude alors que la personne maintient une activité intellectuelle ? Un stress excessif et continu dans la durée ou un traumatisme provoqué par un harcèlement répétitif voire continu et intense peuvent-ils être à l’origine de cet état de fait?

Mme Bergeret-Amselek : Tous les événements que vous évoquez peuvent contribuer à faire perdre la mémoire. Il ne faut pas oublier que l’oubli est une défense contre les choses dont on ne veut pas se souvenir, et qu’oublier est très protecteur. Car si on se mettait à se souvenir de tout, on deviendrait fou !

De Jaeghere : Je vais avoir 80 ans dans 1 mois. J’avais une très bonne mémoire, mais depuis 16 mois j’ai des problèmes de santé, ce qui fait que j’ai des absences de mémoire malgré que je me concentre. Même mes amies j’oublie leur prénom. Je m’efforce de ne penser qu’à 1 chose. Cela me fait peur, je vis seule.

Mme Bergeret-Amselek : Permettez-moi de vous souhaiter, avec un peu d’avance, un bon anniversaire, et de vous dire, comme Victor Hugo, qu’à 80 ans, on a tous les âges à la fois ! Cette absence de mémoire provient peut-être du fait que votre âge commence par un 8. Oublier les prénoms peut arriver quand on est fatigué, voire dans une légère dépressivité. Cela n’a rien d’alarmant si ce n’est pas accompagné d’autres symptômes qui peuvent durer. Cela ne devient préoccupant que si cela s’installe dans la durée. C’est surtout la qualité de l’environnement affectif et familial qui compte en la matière.

L. Michel : Bonjour. Depuis plusieurs années les mots les plus simples me manquent; je suis guide-conférencier j’ai 64 ans et cette dégénérescence me fait flipper et entrave mon métier : que faire ? Que manger ? Quels exercices ? Merci de vos réponses.

Mme Bergeret-Amselek : Quand on est conférencier, même avec beaucoup de pratique, il peut y avoir un phénomène émotionnel : le trac. Une astuce : vous pouvez demander à une personne présente de vous souffler. « Il y a bien parmi les personnes présentes quelqu’un qui sait qui a peint ce tableau ? » Votre public sera toujours ravi de participer ainsi à la conférence !

V. Claudine : Comment récupérer ma mémoire ? À peine j’apprends quelque chose... immédiatement je l’oublie.

Mme Bergeret-Amselek : Madame, je me reconnais complètement là-dedans, et beaucoup de personnes se reconnaîtront aussi, car bien souvent, des personnes lisent un livre ou voient un film et ont l’impression d’être une passoire, de ne pas retenir. Mais c’est faux. Il suffit parfois de laisser passer quelques jours, et on s’aperçoit que le texte ou le film est toujours là, d’une certaine façon. Disons que l’effet de cette lecture, ou du film, a été intégré inconsciemment, même si on ne se souvient pas du détail : ce n’est pas très grave. Si c’est votre métier et que vous devez faire un compte-rendu de lecture, il suffit de relire le texte la veille du compte-rendu, et tout revient.

Louise G. : À 73 ans, il m’arrive fréquemment de ne plus me rappeler ce que j’avais prévu de faire dans les petites tâches du quotidien et puis cela me revient... Par contre les choses plus importantes, par exemple les rendez-vous, je n’oublie jamais. Je me demande aujourd’hui si ce n’est pas le début de quelque chose de plus grave.

Mme Bergeret-Amselek : Votre question me parle beaucoup et me donne l’occasion de dire qu’on oublie les choses qu’on n’a pas envie de faire ou de retenir. Par exemple, les rendez-vous auxquels on n’a pas envie de se rendre. Un rendez-vous chez le dentiste, vous avez peur de souffrir, donc vous irez 1h en retard. Avec votre amoureux, vous serez en avance ! Cela montre l’importance de l’inconscient, qui est protecteur. L’oubli est la révélation de notre désir. On oublie ce qui ne nous intéresse pas, et on se rappelle de l’essentiel. Et parfois, cela ne fait pas plaisir de le découvrir

Faire évaluer sa mémoire

M. BENYAHIA : Comment mesurer notre mémoire? Où s’adresser?

Germond : Comment mesurer la déficience de la mémoire ?

Mme Bergeret-Amselek : Mesurer sa mémoire au microscope me fait penser aux gens qui se pèsent tous les jours à la même heure. Cela peut être très obsessionnel et obsédant. Acceptons d’être dans la démesure et non pas dans la mesure, acceptons de perdre un peu la maîtrise, parfois, pour éviter d’être victimes de ce « tsunami gris », vent délétère souvent soufflé par certains médias. Toutefois, si vous êtes vraiment inquiet, n’hésitez pas à aller consulter un spécialiste.

MIREAU : Quand je suis partie à la retraite, je n’avais plus rien dans la tête. Du coup j’ai fait des mots croisés et piscine tous les jours. Mais comment savoir à quel moment, ça va basculer ?

Mme Bergeret-Amselek : Savez-vous que rares sont les gens qui osent n’avoir plus rien dans la tête ? Cela s’appelle faire l’expérience du vide, et c’est très recherché en méditation. Il s’agit alors de se recentrer sur un éprouvé intérieur, et on peut être très surpris par ce qui vous arrive de bénéfique.

Solitude et entretien de la mémoire

H. Monique : Bonjour je suis seule, veuve, 65 ans et je souhaite savoir quels sont les exercices qui peuvent être faits chez soi pour entretenir sa mémoire. Je vous remercie. Cordialement

Mme Bergeret-Amselek : Je crois que dans ce cas de figure, il n’y a pas que les exercices à viser. Il faut justement essayer de se recentrer pour dépasser cette expérience fort douloureuse qui vous angoisse sans doute par rapport à votre perte de mémoire.
N’hésitez pas à en parler à quelqu’un qui pourra vous aider à dépasser cette épreuve. Rompre l’isolement serait, pour moi, la première marche à franchir sur l’escalier du mieux-être.

JOURDE ISSARTEL : Que dois-je faire pour entretenir ma mémoire ? Je suis seule à la maison, ne communique pas trop. J’ai l’impression de ne plus retenir les évènements au quotidien.

Mme Bergeret-Amselek : À tout âge, l’isolement finit par donner un certain vertige et des idées plutôt pessimistes. Il est donc évident que la solitude est un des premiers états à rompre. Il faut se lier aux autres. Sortir de chez soi, au moins une fois par jour, permet de relativiser et de rencontrer des personnes de tous âges.
On se focalise sur la mémoire car on a peur de la perdre, et à travers cette peur, peur de se perdre. Quand on a le moral, on se souvient tout d’un coup de beaucoup de choses qui reviennent en tête.

Germser : J’oublie, je me sens très dépressive, je n’ai jamais été malade et là je me sens perdue ! Que faire ?

Mme Bergeret-Amselek : Peut-être serait-il important que vous vous questionniez : que s’est-il passé dans votre vie, ces derniers mois, qui a pu vous rendre triste ? 
Un deuil, une séparation, vous concernant ou concernant l’un de vos proches, une inquiétude ? Souvent, se poser les bonnes questions est plus important que de recevoir des réponses. Les questions, c’est l’ouverture. La réponse conclut et ferme.

La mémoire, une histoire de famille

T. MICHEL : Bonjour. Ma mère et mon oncle ont la maladie d’Alzheimer. Cette maladie est-elle héréditaire? Comment la prévenir? Merci de votre réponse.

Santé publique France : C’est une question fréquente. La maladie d’Alzheimer n’est héréditaire que dans moins de 1% des cas. Plusieurs signes peuvent l’annoncer.
Cependant, nous ne sommes pas capables de vous fournir un diagnostic approprié. Si vous doutez ou si vous vous inquiétez, n’hésitez pas à consulter votre médecin.
Plus d’informations sur : www.francealzheimer.org

Mme Bergeret-Amselek : Et surtout ne vous oubliez pas vous-même, n’oubliez pas de prendre soin de vous, car votre rôle d’aidant familial, très important pour vos proches, demande aussi que vous vous accordiez du répit, parfois.

L’impact des troubles sensoriels et de la maladie sur la mémoire

Agnès : J’entends moins bien, est-ce que cela peut affecter ma mémoire ?

Mme Bergeret-Amselek : Quand les sens s’émoussent, quand on sent moins bien, qu’on voit moins bien, on est beaucoup plus coupé de l’environnement. Cela crée de l’angoisse.
Mais en échange, quand on perd par exemple l’audition, on peut voir que les autres sens compensent. Il y a aussi la mémoire sensorielle, par l’odorat par exemple : une odeur vous rappelle toute une tranche de vie. C’est la mémoire affective. Et pour moi psychanalyste, c’est la mémoire qui compte.
Je parlais tout à l’heure de la mémoire dans la peau, et si des internautes veulent rebondir sur cette notion de mémoire du corps, je vous en dirai volontiers plus sur ce sujet.

C. Michèle : Je souffre d’insomnie chronique ce qui impacte sur mon énergie donc ma mémoire. Avez-vous des conseils à me donner pour enrayer ce phénomène ? Cordialement

Mme Bergeret-Amselek : Le sommeil joue un rôle très important pour la mémoire. La mémorisation dépend de la qualité et de la durée du sommeil car bien dormir permet au cerveau d’encoder les informations sans être troublé par d’autres stimulations. Des études ont montré que des troubles de la mémoire sont associés à une durée de sommeil insuffisante. D’autres conseils entre sommeil et rythme de vie en suivant le lien

D’autre part, il est important de voir qu’est-ce qui vous fait peur dans le fait de vous endormir ? Regardez-vous la télévision trop tard et êtes trop énervée en allant vous coucher ? Que représente pour vous de vous lâcher et vous abandonner dans le sommeil ? Quand on manque de sommeil, on n’a plus tous ses moyens, c’est clair.

A. Fabienne : Est-il vrai que les antidépresseurs altèrent la mémoire ? Y a-t-il d’autres médicaments concernés ?

Mme Bergeret-Amselek : Si votre symptôme persiste, consultez bien un médecin psychiatre, car ce sont les psychiatres qui dominent les antidépresseurs. C’est une formation spécifique de connaître leurs effets. D’autant qu’il faut bien connaître les effets des interactions médicamenteuses, souvent en cause dans les pertes de mémoire.

Hami :  Bonjour, est ce que le diabète influe sur la mémoire ? Si oui comment y remédier ?

Santé publique France : Le diabète mal équilibré peut jouer sur la mémoire. D’autres maladies peuvent influer sur la mémoire, en particulier les maladies neurodégénératives : Alzheimer bien sûr, mais aussi Parkinson, des lésions cérébrales, ruptures d’anévrisme, AVC, trauma crânien... et même des maladies évolutives comme la sclérose en plaques. Nous vous conseillons d’adresser votre interrogation à votre médecin généraliste ou spécialiste.

Suivre des ateliers pour entretenir sa mémoire

Dahan : Bonjour. Ma mémoire décroît... et je voudrais optimiser l’entretien de celle-ci. S’il existe des ateliers, des moyens mécaniques, je suis VOLONTAIRE... pour mener un défi à l’âge. Merci. Cordialement HJD

Les caisses de retraite : Votre caisse de retraite vous propose des ateliers vous expliquant comment fonctionne la mémoire et vous délivrant les techniques de stimulation qui permettent de la faire travailler et de l’améliorer. Ces ateliers sont assurés par des animateurs qualifiés et sont organisés en une dizaine de séances en petits groupes. Si vous êtes intéressé(e), rendez-vous sur le site pourbienvieillir.fr pour trouver un atelier près de chez vous.


K. Nadia : Bonjour Madame. Que pouvons-nous mettre en place, à notre niveau, pour préserver notre mémoire et notre concentration: régime alimentaire spécifique ? Gym ? Oxygénation ? Lecture ? Mots croisés ?  Autres ? D’avance merci pour votre aide. Bien à vous.

Les caisses de retraite : Oui, nous organisons des ateliers sur de nombreuses thématiques : adopter les bons gestes de prévention, débuter sa retraite du bon pied, garder sa mobilité, préserver son équilibre alimentaire. D’autres ateliers sur les nouvelles technologies, la sécurité routière, le logement ou le soutien aux aidants sont proposés dans certaines régions. Des conférences-débats thématiques sont également organisées afin de sensibiliser au maintien d’une bonne santé et présenter les ateliers de prévention existants à proximité. Plus d’information sur notre page dédiée « Améliorer son bien-être en suivant un atelier de prévention ».

R. MARIE PIERRE : Est-ce que vous faites des réunions sur le thème « comment entretenir sa mémoire » sur Valence (26) ou Romans (26) ? Si oui merci de m’envoyer les dates. Cordialement

Les caisses de retraite : Rendez-vous sur la page http://www.pourbienvieillir.fr/trouver-un-atelier. La carte interactive vous renvoie, en fonction de votre département, vers les sites internet détaillant la programmation des actions collectives à proximité de chez vous. Si vous souhaitez des informations complémentaires, n’hésitez pas à contacter votre caisse de retraite.

Hervé : Vos ateliers de prévention sont-ils payants ?

Les caisses de retraite : Une modeste participation peut vous être demandée en fonction de nos partenariats locaux. Les caisses de retraite et leurs partenaires prennent en charge la majeure partie des frais liés au coût du cycle.

Les aides des caisses de retraite

Caroline : A 70 ans, j’éprouve des difficultés au quotidien. Quelles aides proposez-vous ?

Les caisses de retraite : Les caisses de retraite proposent, sous conditions, différentes formes d’aide pour faciliter la vie quotidienne des retraités : des services à domicile (l’entretien du logement, les courses, la préparation des repas), d’autres types de services comme le portage de repas, le transport accompagné, l’hébergement temporaire en établissement, la réalisation de travaux d’aménagement du logement.

Pour en savoir plus sur les aides proposées par les caisses de retraite, consultez la page http://www.pourbienvieillir.fr/connaitre-les-aides-individuelles

Julie : Y a-t-il un plafond au-delà duquel les caisses ne donnent pas d’aides ?

Les caisses de retraite : Les aides, services et actions ont des critères spécifiques. Pour les aides, elles sont conditionnées à des critères de ressources et peuvent être plafonnées selon les caisses de retraite. Certains services et actions sont en revanche accessibles à tous. Plus d’information consulter le site pourbienvieillir.fr ou en vous informant auprès de votre caisse de retraite.

facebook-img twitter-img twitter-img twitter-img