cross mark
bien bien-white vieillir à ma manière

Découvrez des articles et des conseils sur mesure !

-

Répondez à 4 questions, et nous vous proposerons des contenus adaptés à vos besoins et vos attentes...

A- A+

Postez votre témoignage

Aidants : penser aussi à soi et accepter des solutions

Prendre en charge un proche en perte d’autonomie n’est pas sans conséquences sur la vie sociale de l’aidant et même sur sa santé. Pour éviter de s’affaiblir, de s’isoler, de développer certaines maladies, il existe des solutions qui permettront de souffler un peu, de reconstituer ses forces pour s’occuper encore mieux de la personne que l’on accompagne.

Comment  devient-on aidant familial ?

Il existe de nombreuses situations dans lesquelles nous pouvons nous retrouver dans un rôle d’aidant. Le grand âge de ses parents, les problèmes de santé d’un conjoint ou d’un autre membre de la famille, la situation de handicap d’un proche, les accidents de la vie sont autant de facteurs qui peuvent nous amener à nous investir auprès de ces êtres chers.

Il s’agit généralement de les soutenir moralement, mais aussi de les aider pour les tâches quotidiennes (courses, ménage, préparation des repas, suivi du traitement et prise des médicaments), de leur offrir autant que possible un certain bien-être, d’organiser leurs déplacements – ambulance ou véhicule sanitaire léger (VSL) – et de les accompagner, d’assurer les démarches administratives, de faire le lien avec le médecin traitant, les différents spécialistes et l’hôpital, etc.

Avec le temps, nous sommes de plus en plus concernés par ce type de situations. Pour nous aider à y voir plus clair et mieux connaitre les aides adaptées à nos besoins, l’Assurance retraite a développé - avec le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) - un service spécifique en ligne.

Les répercussions sur la santé des aidants

Reste qu’être aidant n’est pas une tâche aisée. Une enquête réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des Solidarités et de la Santé indique que la moitié des aidants interrogés déclarent avoir des problèmes de santé qu’ils n’avaient pas auparavant, que deux-tiers environ souffrent de troubles du sommeil, de douleurs physiques nouvelles, disent se sentir seuls et ne s’accordent pas de temps pour les loisirs. Un quart a augmenté leur consommation de médicaments. Sans oublier le stress, l’anxiété, la fatigue physique et morale.

Les solutions de répit et les dispositifs dédiés aux salariés aidants

Il arrive un moment où les aidants – et les personnes qu’ils accompagnent – aspirent à un répit dans ce quotidien contraignant. La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (2015) instaure précisément un droit au répit qui peut prendre plusieurs formes :

- accueillir, pour une période déterminée, la personne en difficulté dans différentes structures : pour plus d'information consultez le site www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr ;

- prévoir des aides à domicile afin d’accompagner et de prodiguer à la personne les soins relatifs à son état de santé ;

- proposer à l’aidant et à la personne qu’il accompagne des moments privilégiés hors du contexte quotidien.

Pour en savoir plus sur ces solutions de répit, vous pouvez consulter l'annuaire des plateformes d’accompagnement. Vous pouvez également vous informer, pour les personnes en situation de handicap, auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et, pour celles âgées de plus de 60 ans en situation de dépendance, auprès du Conseil local d’information et de coordination gérontologique (Clic) de votre commune. Vous pouvez aussi vous rapprocher de votre caisse de retraite qui mène des actions dans ce domaine.

Pour les aidants qui travaillent, il est souvent difficile de concilier leur vie professionnelle et leur engagement auprès d’un proche en perte d’autonomie. Pour eux, plusieurs dispositifs ont été mis en place :

- le congé de proche aidant pour les salariés du privé qui permet de suspendre ou de réduire son activité (pendant une période de 3 mois renouvelable, dans la limite d’un an sur l’ensemble de sa carrière), avec la garantie du maintien dans l’emploi ;

- le congé de solidarité familiale pour les salariés du privé et les fonctionnaires offre la possibilité de s’absenter (pendant une période 3 mois renouvelable une fois), ou de solliciter un temps partiel, pour accompagner un proche en fin de vie.

Concernant les travailleurs indépendants, les services d’action sociale peuvent apporter une aide et accompagner l’aidant dans son parcours.

Il existe des aides financières pour les personnes aidées, notamment l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), qui sont calculées en fonction du degré de dépendance de la personne en difficulté.

L’allocation journalière du proche aidant (AJPA)

Entrée en vigueur le 1er octobre 2020, l’allocation journalière de proche aidant est une prestation pouvant être versée aux personnes qui arrêtent de travailler ponctuellement (ou réduisent leur activité) pour s’occuper d’un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie.

Pour en bénéficier, l’aidant doit notamment avoir un lien étroit avec la personne aidée (conjoint, ascendant, …) et ne pas être rémunéré par celle-ci. Il doit également résider en France de manière stable et régulière, ne pas percevoir de prestations, allocations ou indemnités non cumulables, ... ​​​​

​​​L’allocation journalière de proche aidant est versée dans la limite de 66 jours, fractionnables par demi-journée, durant l’ensemble de la carrière professionnelle pour une ou plusieurs personnes aidées. Chaque bénéficiaire a droit à un maximum de 22 jours / mois.

Vous pouvez découvrir le montant de l’AJPA (fixé par journée pour une personne seule et par journée et par personne en couple) sur la page dédiée du site pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

Les rencontres « Parcours santé des aidants »

La MSA organise des rencontres gratuites pour permettre aux aidants de faire le point sur leur santé, quel que soit leur régime d’assurance maladie. Ce parcours santé se déroule en trois temps : une réunion d’information, une consultation auprès de votre médecin traitant - qui établit un bilan personnalisé - et une réunion d’échanges qui vous permet d’obtenir des informations sur les services susceptibles de répondre à vos besoins spécifiques. Suite à ce parcours, il est possible de s’inscrire à des ateliers d'aide réservés aux aidants en fonction des territoires.

Vous pouvez contacter la MSA pour savoir si elle organise le “Parcours santé aidants” près de chez vous.

Bulle d’air, service de répit à domicile destinés aux aidants

Initié en 2011 par la MSA, Bulle d’air est un service de répit à domicile pour les aidants, souple et à la carte, qui leur permet de « souffler un peu » et « passer le relais », tout en maintenant la personne aidée chez elle. Les intervenants, appelés-relayeurs, peuvent, en fonction des besoins de l’aidant, être sollicités pour des aides au répit en journée, en soirée, de nuit ou des relayages 24h/24.

Depuis plusieurs années, la MSA favorise le déploiement effectif du service Bulle d’air au national et accompagne aujourd’hui 15 services « Bulles d’air » installés ou en cours sur 25 départements.

Le guide en ligne aidant’plus

Vous pouvez trouver de nombreuses informations utiles sur l’accompagnement au quotidien des aidants dans le guide en ligne « aidant’plus », mis à disposition par la MSA.

Accessible à tous, aidant'plus couvre toutes les thématiques liées au quotidien d’un aidant. Et afin de pouvoir s’identifier comme aidant avant de savoir si des formes de soutien existent, ce guide propose dans la rubrique « Suis-je aidant ? », une échelle de l’aidant qui permet à chacun de savoir mesurer la place que ce rôle occupe dans sa vie et de pouvoir agir en conséquence en cherchant les formes de soutien les plus adaptées. Le service informe également les aidants sur les différentes prestations sociales auxquelles ils peuvent prétendre, mais également sur les formations et réunions d’échange, sur le « parcours santé aidant » ainsi que sur les aides permettant de souffler et de s’accorder du temps pour soi.

La bonne idée La bonne idée

Pour permettre à un professionnel de santé (infirmier, kinésithérapeute, etc.) de prodiguer, en votre absence, des soins à la personne en difficulté, il est possible d’installer une « boîte à clé » devant la porte d’entrée. Ce petit coffre-fort contient la clé, à laquelle on accède en composant un code : on ouvre alors la porte, puis on remet la clé à sa place en prenant soin de « brouiller » le code.

le saviez-vous ?

L’enquête menée par le Crédoc pour l’Assurance retraite en février 2020 auprès de plus de 3000 aidants, futurs retraités et retraités, révèle des difficultés à organiser l’aide. 42% d’entre eux se retrouvent dans des situations conflictuelles au moment de prendre des décisions. Des situations qui peuvent dégrader les relations avec la personne aidée (25%) et avec les autres aidants (13%). Les aidants se sentent souvent isolés, en manque d’information, de reconnaissance et de répit.

Les aidants ont du mal à s’identifier comme tels et éprouvent des difficultés à objectiver la nature et l’intensité de l’aide qu’ils apportent. L’Assurance retraite vous accompagne dans l’identification de votre fonction : « Aidez mes proches fait-il de moi un aidant ? »