Santé

Audition et bien vieillir : ne laissez pas le silence vous isoler

Avec l'avancée en âge, une bonne audition va de pair avec une vie sociale active, un moral au beau fixe et un cerveau stimulé. Cependant, une baisse auditive peut apparaître progressivement et affecter la qualité de vie. C’est ce à quoi sensibilise la Journée nationale de l’audition du 12 mars, qui encourage au dépistage pour une meilleure prévention et prise en charge des troubles auditifs.

Audition et bien vieillir : ne laissez pas le silence vous isoler
Audition et bien vieillir : ne laissez pas le silence vous isoler

Dans notre vie quotidienne, bien entendre est essentiel pour accomplir des tâches courantes, interagir avec notre entourage, mais pas uniquement. L’audition participe aussi directement à la stimulation du cerveau et à la mémorisation. Mais avec l’âge, ces fonctions peuvent s’altérer. On parle alors de presbyacousie, une perte auditive liée au vieillissement normal de l’oreille.

En France, 37 % des 65 ans et plus déclarent rencontrer des difficultés d’audition, mais seuls 24 % d’entre eux sont appareillés. Or, sans prise en charge adaptée, la perte auditive peut s’aggraver, avec des répercussions importantes sur la qualité de vie. Chaque année, la Journée nationale de l’audition, le 12 mars, sensibilise justement à l’importance du dépistage précoce des troubles auditifs.

L’audition, la clé du bien vieillir

Chez les seniors, une baisse de l’audition peut entraîner un déclin cognitif (altération de la mémoire, des capacités d’attention…) et augmenter le risque de chutes. L’oreille interne jouant un rôle dans l’équilibre, une perte d’audition peut perturber cet équilibre.

Mais les troubles auditifs peuvent aussi fragiliser le lien social des seniors. Lorsque l’on doit demander sans cesse à ses proches de se répéter, les repas de famille ou les sorties entre amis peuvent vite devenir fatigants.Certaines seniors peuvent alors avoir tendance à éviter ces situations, par gêne notamment, et donc à s’isoler progressivement. Le sentiment d’insécurité liée à la baisse d’audition (peur de ne pas entendre les voitures, une alarme…) peut aussi contribuer à ce repli sur soi. Ce qui pèse sur le moral et la confiance en soi.

Dépistage et accompagnement : les solutions

Pour ne pas laisser la baisse d’audition s’aggraver, le premier réflexe est de se faire dépister. Un bilan audiométrique réalisé chez un audioprothésiste ou chez votre ORL permettra d’évaluer la perte d’audition et d’envisager un traitement ou des aides auditives.

En prévention, l’application mobile Hora, de la Fondation pour l’Audition, propose également un test réalisable en 3 minutes. Des solutions d’accompagnement, comme l’offre Bien chez soi, permettent aussi de trouver des équipements adaptés pour préserver son autonomie, son bien-être et sa vie sociale.

Des aides invisibles et connectées

La prescription d’un appareil auditif est généralement la solution la plus adaptée en cas de presbyacousie. Contrairement aux anciens appareils, les modèles actuels sont pour la plupart miniaturisés, et donc quasiment invisibles. Certains peuvent même se connecter à un smartphone ou à une télévision. De quoi retrouver une meilleure audition en toute discrétion et modernité.

 

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