A- A+

L'activité physique et l'alimentation

La lutte contre la sédentarité et la pratique des activités physiques pour les personnes avançant en âge s’inscrivent au cœur des enjeux de santé publique. Elles ont pour but de préserver la santé des aînés, d’éviter la surenchère des soins et de prévenir la perte d’autonomie.

Près d’une personne sur deux des plus de 60 ans ne pratique aucune activité sportive en France.

Lutter contre la sédentarité, pratiquer des activités physiques pour préserver la santé et  la perte d’autonomie.

Actualisation des repères du PNNS – Révisions des repères relatifs à l’activité physique et à la sédentarité

Le Programme national nutrition santé (PNNS) vise à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur les déterminants majeurs de la nutrition que sont l’alimentation et l’activité physique. Le rapport de l’Anses démontre les effets favorables de l’activité physique et de la réduction de sédentarité en matière de prévention d’un grand nombre de pathologies chroniques à tous âges (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, cancers, etc.). Les bénéfices à court, moyen et long termes résultent d’adaptations systémiques, hormonales, métaboliques, dont les effets préventifs concernent l’ensemble des composantes de la santé (physique, mentale, vie sociale).

L’Anses recommande de :

  • favoriser la pratique d’activités physiques, de types différents (cardio-respiratoire, renforcement musculaire, souplesse) et en identifiant toutes les occasions de pratique à tout moment de la journée, étant entendu que l’activité ne doit pas se limiter à la pratique sportive : se déplacer, porter une charge, monter ou descendre les escaliers, être actif à son domicile, etc. sont des pratiques d’activité physique ;
  • encourager la réduction des comportements sédentaires, en diminuant la durée totale passée quotidiennement assis et en interrompant les temps prolongés de sédentarité par des pauses actives. C’est la concomitance de l’augmentation de l’activité physique et la réduction des temps cumulés et continus de sédentarité qui produira les effets les plus marqués sur la santé ;
  • promouvoir la pratique de l’activité physique et la réduction de la sédentarité en offrant des environnements favorables à leur bonne pratique : milieu de travail, temps scolaire, transports et déplacements, etc.

Avis et rapport publiés en février 2016.

Consulter le rapport ici.

Activité physique : lutter contre la sédentarité pour bien vieillir

Cette étude est la cinquième sur le thème de la sédentarité réalisée par les centres de prévention Agirc-Arrco. Elle a été menée entre mai et octobre 2014 auprès de 3 600 personnes âgées de 65 ans et plus, ayant bénéficié d’un bilan médico-psycho-social et s’étant portés volontaires.

Après un panorama des connaissances relatives à la sédentarité (historique, effets de la sédentarité/apport de l’activité physique, recueil de bonnes pratiques), l’étude propose de mesurer l’impact d’une activité physique par rapport à un groupe témoin. Les résultats confirment le bien-fondé de l’approche globale médico-psycho-social adoptée par les centres de prévention Bien vieillir pour modifier les comportements.

Étude parue en 2015.

Consulter l’étude ici.

Activité physique et prévention des chutes

Dans un contexte de vieillissement de la population, la prévention des chutes et la préservation de l’indépendance dans les activités quotidiennes représentent des enjeux majeurs de santé publique. Ce rapport de l'Inserm est une synthèse des connaissances scientifiques et des recommandations sur la contribution de la pratique d’une activité physique à la prévention des chutes chez les personnes âgées.

Pour cette expertise collective, un groupe pluridisciplinaire d’experts, compétents dans le champ de l’épidémiologie, l’épidémiologie clinique, la médecine physique et de réadaptation, la gérontologie et la gériatrie, la psychosociologie, la neurobiologie et l’économie de la santé, s’est livré à l’analyse critique d’un fonds documentaire de 1 570 références issues de bases de données françaises et internationales. Plusieurs représentants d’associations d’activité physique et sportive ont également été auditionnés.

Les auteurs de l'expertise collective proposent des recommandations dont les objectifs principaux sont de développer des programmes d’exercices physiques adaptés à l’état de santé du sujet âgé, de favoriser la mise en œuvre de programmes d’activités physiques, d’informer sur les chutes, d’identifier et de prendre en charge les personnes âgées à risque.

Une expertise collective réalisée par l’Inserm en 2014, sur demande du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

Consulter l’expertise collective ici.

Dispositif d’activités physiques et sportives en direction des personnes âgées

Ce dispositif alimente le volet prévention du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement. Le repérage des actions en cours, l’identification des freins et leviers à la pratique des seniors, l’évaluation de la qualité des parcours de prise en charge des personnes et de la compétence des professionnels ont conduit à la proposition d’un cahier des charges. L’objectif est la mise en œuvre d’une offre sportive adaptée aux seniors, quel que soit leur degré d’autonomie, et y compris après la survenue de la dépendance, dans des conditions d’encadrement spécifiques. Les recommandations prioritaires du rapport portent sur :

  • l’information du public, des seniors, des aidants mais aussi des professionnels de santé ;
  • la formation des professionnels à la « prescription » d’activités physiques et sportives et à leur adaptation pour les personnes identifiées à risque, à forte sédentarité ou avançant en âge ;
  • la mise en place d’ateliers de santé dans les stages de préparation à la retraite et la création d’un carnet de « santé sportive » pour les seniors ;
  • la prise en charge de l’activité physique et sportive comme un acte de prévention intégré dans les contrats collectifs des mutuelles ou complémentaires santé, et l’intégration de l’intervention des éducateurs sportifs dans les budgets « prévention » des Ehpad.

Rapport remis en 2013 par le professeur Daniel Rivière à Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative, et Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie.

Consulter le rapport ici.

 

Préserver l’équilibre pour prévenir les chutes

Avec l’avancée en âge, les chutes s’accompagnent fréquemment de complications physiques, psychologiques ou sociales, immédiates ou différées. Pour comprendre et prévenir le phénomène, l’Agirc et l’Arrco ont mené tout au long de l’année 2011 une étude dans ses centres de prévention. L’étude s’est attachée à évaluer la réalité des chutes chez ces personnes puis à mesurer l’impact des ateliers prévention des chutes  par l’activité physique qu’elles ont été amenées à suivre.

L’effet bénéfique de l’activité physique est confirmé, associé à d’autres modes d’intervention comme le dépistage et la correction de la malnutrition, l’aménagement de l’habitat et les corrections de déficits sensoriels.

Les travaux mettent aussi en évidence une nette amélioration de la confiance en soi, bénéfice global sur le mieux-être.

Étude parue en 2011.

Consulter l’étude ici.

Alimentation : programme national nutrition santé (2011-2015)

Le Programme national nutrition santé (PNNS) a fourni un cadre de référence et produit de nombreux outils et mécanismes incitatifs, servant de support aux actions dont le site internet www.mangerbouger.fr et les publications « La santé vient en mangeant ». Il a permis la mobilisation de nombreux acteurs dont des ministères, élus locaux, professionnels des domaines de la santé, de l’activité physique, de l’éducation ou du domaine social, acteurs économiques et bénévoles. Plusieurs objectifs initialement fixés ont été partiellement ou totalement atteints, comme la réduction de la prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’enfant, la réduction de la consommation de sel ou de sucre, l’augmentation de la consommation de fruits chez les adultes.

Dans le domaine de la nutrition, des objectifs quantifiés ont été regroupés selon quatre axes :

1. Réduire l’obésité et le surpoids dans la population.

2. Augmenter l’activité physique et diminuer la sédentarité à tous les âges.

3. Améliorer les pratiques alimentaires et les apports nutritionnels, notamment chez les populations à risque.

4. Réduire la prévalence des pathologies nutritionnelles (dénutrition, troubles du comportement alimentaire).

Le Programme national nutrition santé est disponible sur le site www.mangerbouger.fr.

Lancé en 2001, le Programme national nutrition santé (PNNS) est une action interministérielle de santé publique dédiée à l'amélioration de la nutrition, comprenant l'alimentation et l'activité physique, de la population française. Le PNNS est piloté par le ministère de la Santé en lien avec l'ensemble des ministères concernés dont le ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi.

 

 

 

Évolution des consommations et habitudes alimentaires – Inca 3

L’étude Inca 3 de l’Anses actualise les données des précédentes enquêtes nationales sur les consommations et les habitudes alimentaires des Français. Pour cette 3e édition, plus de 5 800 personnes ont été interrogées dont 3 157 âgés de 18 à 79 ans. 
Concernant l’alimentation quotidienne, l’étude relève une consommation en hausse de produits transformés, de compléments alimentaires, avec trop de sel et pas assez de fibres. Elle fait aussi apparaître de nouveaux enjeux de sécurité sanitaire et de nutrition liés à des pratiques à risque. 
Par ailleurs, Inca 3 met en exergue une situation préoccupante quant au niveau d’activité physique insuffisant et à la sédentarité accrue. Elle souligne des disparités comportementales selon le sexe, l’âge et le niveau socioculturel des Français.

Étude parue en 2017
Consulter l’étude ici
 

HAS - Promotion, consultation et prescription médicale d'activité physique et sportive pour la santé

L’activité physique régulière a des effets bénéfiques bien démontrés sur la santé, la condition physique et le maintien de l’autonomie à tous les âges de la vie. Elle intervient en prévention primaire, secondaire et tertiaire dans de nombreuses maladies chroniques. Elle est une thérapeutique à part entière, seule ou en association avec les traitements médicamenteux. Pour être pleinement efficace, elle doit s’accompagner d’une réduction du temps passé à des activités sédentaires.

La Haute Autorité de santé (HAS) a publié un guide de promotion, consultation et prescription médicale d’activité physique et sportive pour la santé chez les adultes à disposition des médecins généralistes et spécialistes pour les guider dans leur consultation et dans leur prescription d’activité physique et sportive dans un but de santé. Et également paru un référentiel de prescription d'activité physique et sportive concernant les personnes âgées.

Le guide est paru en 2018, le référentiel pour les personnes âgées en 2019.

Consulter le guide ici.

Consulter le référentiel ici.

Cela peut également vous intéresser