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Les troubles de la mémoire et du sommeil

Les troubles de la mémoire et leur prévention intéressent aussi bien le grand public que les professionnels. Les ressources proposent, d'un côté, une analyse des troubles de la mémoire et du sommeil par le biais des études nationales de l'Agirc-Arrco et, de l'autre côté, des recommandations pour les prévenir.

Les troubles de la mémoire inquiètent près d’un tiers des personnes âgées, alors que ceux du sommeil concernent une personne sur deux.

Les troubles de la mémoire inquiètent les personnes âgées, ceux du sommeil les concernent plus.

La mémoire : de la plainte à l’oubli, repérer pour mieux accompagner

Le sujet des pathologies de la mémoire comme la maladie d’Alzheimer est une inquiétude pour plus de 27 % des personnes accueillies dans les centres de prévention Agirc-Arrco. Face à l’ampleur du phénomène, les deux instances de retraite complémentaire ont mené une étude dans leurs centres Bien vieillir en 2011, puis en 2014.

L’étude montre l’importance de ces troubles de la mémoire et met également en évidence l’existence de réels facteurs de risques associés : l’âge, le déficit de relations sociales, les difficultés financières, l’absence ou la faiblesse d’activités culturelles, les troubles anxio-dépressifs… Est soulignée l’importance de repérer pour mieux accompagner, apprendre à modifier son comportement pour conserver une mémoire active.

Étude parue en 2014.

Consulter le rapport ici.

 

Les troubles du sommeil : les repérer pour mieux accompagner

Partant du principe que pour bien vieillir, il faut aussi bien dormir, l’étude nationale 2012 des centres de prévention Bien vieillir Agirc et Arrco dresse un panorama de la question et propose des actions à mettre en place pour améliorer son sommeil et ainsi réduire une consommation médicamenteuse parfois inadaptée. L’étude fait d’abord un point détaillé sur les différents troubles du sommeil et sur leurs origines possibles : médicales, psychologiques, environnementales… Elle présente ensuite les résultats des questionnaires renseignés par 7 400 personnes qui ont bénéficié en 2012 d’un bilan de prévention dans l’un des centres Agirc et Arrco. Premier enseignement : 51 % des répondants souffraient d’un sommeil de mauvaise qualité. La proportion augmente avec l’âge et varie également en fonction du sexe, de la situation familiale, financière, de l’étendue du réseau social et du ressenti par rapport à son propre état de santé. Est soulignée dans l’étude l’importance du risque de syndrome d’apnée du sommeil. C’était le cas pour 44 % des personnes détectées comme souffrant d’un sommeil de mauvaise qualité. D’où l’intérêt d’inclure la question du sommeil dans une approche préventive.

Étude parue en 2013.

Consulter le rapport ici.

 

HCSP - Prévention de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées

Pour prévenir la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées (MAMA), le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande 4 axes d’actions :
•    Sensibiliser la communauté et les professionnels de la santé aux MAMA et aux possibilités de prévention,
•    Promouvoir des actions de prévention des MAMA à des moments cibles et pour des publics cibles,
•    Intégrer la démence dans la Stratégie nationale de santé et le futur Plan national de santé publique,
•    Promouvoir la surveillance épidémiologique et la recherche sur la prévention de ces maladies.
Le HCSP appuie ses recommandations sur des études d’observation et d’intervention françaises et étrangères, ainsi que d’auditions d’experts des principaux facteurs identifiés. Il a évalué les bénéfices - risques de ces différents facteurs, comme le niveau d’éducation, l’alimentation et l’activité physique, le diabète, l’hypertension artérielle, la prise de certains médicaments.

Faisant suite à une saisine de la Direction générale de la santé, le rapport « Prévention de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées » du HCSP présentent les politiques publiques d’autres pays développés pour lutter contre le déclin cognitif et les démences avec une analyse des programmes de prévention par objectif, population cible, mesure et outil déployé, évaluation.

Consulter le rapport ici

INSPQ – La santé cognitive, une nouvelle cible pour vieillir en santé

La revue des connaissances « La santé cognitive, une nouvelle cible pour vieillir en santé » comprend quatre sections. La première décrite les aspects méthodologies du rapport : les principales sources, les difficultés rencontrées pour apprécier, d’une part, la portée des facteurs susceptibles d’influencer la santé cognitive et, d’autre part, l’efficacité des interventions; les principaux concepts. La deuxième section s’intéresse aux atteintes cognitives ciblées par cet écrit et documente l’importance et les conséquences des atteintes cognitives les plus sévères. Ensuite, en troisième partie, sont détaillés d’abord les principaux facteurs de protection de la santé cognitive, puis les principaux facteurs de risque. La quatrième section, enfin, résume succinctement le positionnement actuel des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada pour la mise à l’agenda de la santé cognitive comme enjeu de santé publique. Elle présente également les cibles d’intervention habituelles pour développer, maintenir ou protéger la santé cognitive. La conclusion rappelle les arguments qui favorisent un positionnement de la part des autorités de santé publique sur cet objet.


L’INSPQ, Institut national de santé publique du Québec, a publié la synthèse en novembre 2017.


Consulter la synthèse ici.

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