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L'habitat et la politique de la ville

Comme le soulignait le rapport sur ladaptation de la société au vieillissement, on sait à quel point le logement, par sa localisation autant que par ses caractéristiques, détermine la qualité de vie au grand âge. Il conditionne à la fois la capacité des personnes à se mouvoir de façon autonome et le maintien des relations sociales. Si le logement n’est plus adapté, il peut devenir un facteur aggravant de fragilité, un générateur d’exclusion et annoncer un type particulier de dépendance. Or, alors qu’une majorité de Français exprime le souhait de pouvoir vieillir chez eux, à leur domicile, on ne compte aujourd’hui que seulement 6 % de logements adaptés à l’avancée en âge sur l’ensemble du parc.

8 Français sur 10 préfèrent rester à domicile.

Adapter les logements soutient la mobilité, les relations sociales et l'autonomie des personnes âgées.

L’habitat collectif pour personnes âgées autonomes

Des habitats regroupés avec services se développent pour les personnes âgées autonomes depuis les années 1960, prenant au fil du temps diverses formes : résidences autonomie (ex-logements-foyers), résidences services, résidences en parc social… Elles rencontrent un écho favorable auprès des personnes âgées bénéficiaires mais souffrent d’un manque de visibilité et de reconnaissance. Cette offre de logement propose pourtant aux âgés une réponse pertinente à leurs besoins quand ils sont confrontés à l’apparition des premiers signes de fragilité : accessible, sécurisé, accompagné. En raison du faible taux d’équipement, aujourd’hui seulement 6 % des logements sont adaptés à l’avancée en âge  le rapport encourage la création de ces dispositifs, compte tenu des enjeux démographiques à venir.

Le groupe de travail formule ici des pistes d’évolution afin de mieux définir les missions des logements-foyers, leur fonctionnement, les prestations, leur gouvernance et leur rôle dans la prévention de la perte d’autonomie, le profil des populations accueillies (seuils de GMP et de GIR).

Il s’agit aussi d’analyser et de proposer un cadre législatif nouveau pour les résidences services pour âgés, plus protecteur pour leurs bénéficiaires et enfin d’offrir une reconnaissance de l’offre d’habitats regroupés.

Rapport remis en 2014 à Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des Personnes âgées et de l’Autonomie.

Consulter le rapport ici.

Adaptation des logements pour l’autonomie des personnes âgées

Le logement, à condition d’être aménagé, doit être au cœur de la stratégie de prévention de la perte d’autonomie. Car l’aspiration des Français qui avancent en âge est claire et sans ambiguïté : ils souhaitent, en très grande majorité, vieillir à domicile, même si leur état de santé venait à se dégrader.

L’Anah et la Cnav proposent trois voies d’amélioration ayant pour objectif de proposer des solutions opérationnelles à court et moyen termes. Les préconisations définissent les conditions pour :

- sensibiliser les ménages, les aidants et les professionnels à la réalisation de travaux d’adaptation,

- améliorer le parcours du demandeur de l’information jusqu’au financement et à la réalisation des travaux,

- favoriser l’égalité de traitement des personnes âgées pour l’adaptation de leur logement sur l’ensemble du territoire national.

Rapport remis en 2013 par la Cnav et l’Anah à Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, et Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées.

Consulter le rapport ici.

 

Adaptation de l’habitat au défi de l’évolution démographique : un chantier d’avenir

Ce rapport propose une série de mesures pour améliorer l’habitat des seniors. Au total, 32 propositions ont été faites pour que les personnes âgées conservent le plus longtemps possible leur indépendance.

Le rapport souligne que pouvoir progresser dans l’âge, bien vieillir en sécurité, n’est possible que si la fluidité entre les trois espaces de vie que constitue l’habitat (espace public, espace collectif ou partagé, espace privé) est organisée en même temps que la solidarité et la cohésion entre les réseaux et services de proximité.

Une approche transversale coordonnée, des politiques publiques, notamment entre sanitaire et social (qui nécessite agrément et contribution publique) et habitat (qui veille à l’adaptation des espaces de vie aux besoins générationnels) doit donc être affirmée.

Les propositions émises à l’attention des pouvoirs publics ont une perspective européenne. Sans incidence budgétaire, et hors champ de la dépendance, elles s’inscrivent dans différents domaines : cadres législatif et administratif, financement, formation, normes d’intervention, communication.

Rapport remis en 2009 par Muriel Boulmier, directrice générale du Groupe CILIOPÉE, à Benoist Apparu, secrétaire d’État chargé du Logement et de l’Urbanisme.

Consulter le rapport ici.

Vieillir chez soi, enjeux de santé dans l'adaptation des logements

Des recherches en Europe du Nord suggèrent que disposer d’un logement adapté présente des effets bénéfiques sur la santé. Or en Ile-de-France, seulement 17% des 75 ans ou plus vivent dans un logement aménagé et moins de 1 % dispose de nouvelles technologies facilitant le confort et la sécurité au quotidien (monte-escaliers, volets roulants électriques, chemins lumineux, objets connectés).

Cette étude, menée par l’ORS Ile-de-France, évalue dans un premier temps l’association entre logement adapté et santé en France. Elle relève dans un second temps des inégalités territoriales en Ile-de-France quant à la possibilité de vivre dans un habitat aménagé et de vieillir chez soi en bonne santé, être locataire étant un frein notable à l’aménagement intérieur.

Les résultats de l’étude mettent en lumière des territoires franciliens dans lesquels des efforts particuliers doivent être portés face à un vieillissement démographique annoncé. Une stratégie d’anticipation est préconisée pour permettre aux personnes âgées de tous horizons de vivre dans un logement adapté.

Étude coordonnée par Caroline Laborde et Caroline Grudizien de l’ORS Ile-de-France– parue en juillet 2016

Consulter l’étude ici.

Vieillissement et quartiers prioritaires de la politique de la ville – CGET

Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), le vieillissement de la population constitue, en vingt ans, l’évolution démographique la plus marquante. Selon l’étude, les personnes âgées étrangères y sont surreprésentées et le nombre de ménages isolés, dont plus de la moitié sont des femmes seules, âgées de plus de 60 ans, a augmenté. À l’isolement s’ajoutant souvent une grande précarité. 
La plupart des contrats de ville 2015-2020 prennent en compte l’avancée en âge des habitants avec des priorités en faveur de la cohésion sociale, de la culture, de la santé voire de la rénovation urbaine. Toutefois, la politique de la ville tournée vers la jeunesse se doit de mieux prendre en compte le vieillissement de la population des quartiers prioritaires.

Rapport paru en 2017.
Consulter le rapport ici.

L’action des bourgs face au vieillissement – CGET

Ce rapport du Commissariat Général à l’Égalité des Territoires se focalise sur la prise en compte des enjeux du vieillissement dans 25 dossiers de candidature à l’appel à manifestation publique d’intérêt « Revitalisation des centres-bourgs ».
La première partie du rapport est consacrée à l’appréhension de l’avancée en âge dans les projets. Elle fait état des multiples définitions de « personnes âgées », de la nécessité de mieux déterminer leurs besoins et le fait que les opportunités du vieillissement sont peu évoquées. 
L’analyse met ensuite en lumière des actions en faveur du vieillissement autour des piliers que sont  l’habitat, les services et la santé, l’accessibilité physique et numérique et la mixité générationnelle. 
Enfin l’analyse évoque le programme expérimental de revitalisation des centres-bourgs.

Analyse parue en 2017
Consulter l’analyse ici.

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