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Aidants : penser aussi à soi et accepter des solutions

Prendre en charge un proche en perte d’autonomie n’est pas sans conséquences sur la vie sociale de l’aidant et même sur sa santé. Pour éviter de s’affaiblir, de s’isoler, de développer certaines maladies, il existe des solutions qui permettront de souffler un peu, de reconstituer ses forces pour s’occuper encore mieux de la personne que l’on accompagne.

Comment  devient-on aidant familial ?

Le grand âge de ses parents, les problèmes de santé d’un conjoint ou d’un autre membre de la famille, la situation de handicap d’un proche, les accidents de la vie sont autant de facteurs qui peuvent nous amener à nous investir auprès de ces êtres chers. Il s’agit d’abord de les soutenir moralement, mais aussi de les aider pour les tâches quotidiennes (courses, ménage, préparation des repas, suivi du traitement et prise des médicaments), de leur offrir autant que possible un certain bien-être, d’organiser leurs déplacements – ambulance ou véhicule sanitaire léger (VSL) – et de les accompagner, d’assurer les démarches administratives, de faire le lien avec le médecin traitant, les différents spécialistes et l’hôpital, etc.…

Les répercussions sur la santé des aidants

Reste qu’être aidant n’est pas une tâche aisée. Une enquête réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des Solidarités et de la Santé indique que la moitié des aidants interrogés déclarent avoir des problèmes de santé qu’ils n’avaient pas auparavant, que deux-tiers environ souffrent de troubles du sommeil, de douleurs physiques nouvelles, disent se sentir seuls et ne s’accordent pas de temps pour les loisirs. Un quart a augmenté leur consommation de médicaments. Sans oublier le stress, l’anxiété, la fatigue physique et morale.

Les solutions de répit et les dispositifs dédiés aux salariés aidants

Il arrive un moment où les aidants – et les personnes qu’ils accompagnent – aspirent à un répit dans ce quotidien contraignant. La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (2015) instaure précisément un droit au répit qui peut prendre plusieurs formes :
–    accueillir, pour une période déterminée, la personne en difficulté dans différentes structures : http://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/aider-un-proche ;
–    prévoir des aides à domicile afin d’accompagner et de prodiguer à la personne les soins relatifs à son état de santé ;
–    proposer à l’aidant et à la personne qu’il accompagne des moments privilégiés hors du contexte quotidien.
Pour ces solutions de répit, vous pouvez également vous informer, pour les personnes en situation de handicap, auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et, pour celles âgées de plus de 60 ans en situation de dépendance, auprès du Conseil local d’information et de coordination gérontologique (Clic) de votre commune. Vous pouvez aussi vous rapprocher de votre caisse de retraite qui mène des actions dans ce domaine.

Pour les aidants qui travaillent, il est souvent difficile de concilier leur vie professionnelle et leur engagement auprès d’un proche en perte d’autonomie. Pour eux, deux dispositifs ont été mis en place :
–    le congé de proche aidant pour les salariés du privé qui permet de suspendre ou de réduire son activité (pendant une période de 3 mois renouvelable, dans la limite d’un an sur l’ensemble de sa carrière), avec la garantie du maintien dans l’emploi ;
–    le congé de solidarité familiale pour les salariés du privé et les fonctionnaires offre la possibilité de s’absenter (pendant une période 3 mois renouvelable une fois), ou de solliciter un temps partiel, pour accompagner un proche en fin de vie. 
–    Concernant les travailleurs indépendants, les services d’action sociale peuvent apporter une aide et accompagner l’aidant dans son parcours.

Il existe des aides financières pour les personnes aidées, notamment l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), qui sont calculées en fonction du degré de dépendance de la personne en difficulté.

le saviez-vous? le saviez-vous?

Aujourd’hui, on dénombre 11 millions d’aidants en France. Une enquête nationale menée par la CFDT des retraités montre que près d’un aidant sur deux est un homme (44 %) et que près de 6 sur 10 travaillent (58 %). Dans leur grande majorité, ils ont moins de 64 ans (80 %) et 8 % ont moins de 25 ans. Selon la pathologie et le degré de dépendance de la personne dont ils s’occupent, ils peuvent lui consacrer ente 5 et 20 heures par semaine, parfois plus. 

la bonne idée

Pour permettre à un professionnel de santé (infirmier, kinésithérapeute, etc.) de prodiguer, en votre absence, des soins à la personne en difficulté, il est possible d’installer une « boîte à clé » devant la porte d’entrée. Ce petit coffre-fort contient la clé, à laquelle on accède en composant un code : on ouvre alors la porte, puis on remet la clé à sa place en prenant soin de « brouiller » le code.

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